Billet des Corbières 14: La librairie « Le nom de l’homme à Lagrasse »

Lagrasse c’est déjà l’un des plus beaux village de France (qui reste calme en pleine saison et c’est le charme de cette région aussi…)

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À Lagrasse en plus il y a une librairie extraordinaire attenante à l’Abbaye. Elle s’appelle « Le Nom de l’homme »…

La librairie Le Nom de l’Homme à Lagrasse occupe un espace de 50 mètres carrés dans les locaux de la partie publique de l’abbaye médiévale de Lagrasse. La librairie Le Nom de l’Homme à Lagrasse propose :

Un fond de plus de 5000 ouvrages dans des thématiques variées : littérature, histoire, sciences humaines, livres pour la jeunesse… La librairie Le Nom de l’Homme à Lagrasse offre un fond particulièrement riche qui est unique dans la région des Corbières. La librairie Le Nom de l’Homme à Lagrasse offre aussi des fonds spécifiques liés aux différentes activités qui se déroulent à la Maison du Banquet, ainsi qu’aux thèmes abordés dans les ateliers et les rencontres. La librairie Le Nom de l’Homme à Lagrasse offre également un café littéraire installé sur une terrasse extérieure ombragée en façade et qui peut accueillir jusqu’à deux cents personnes.

Lors de la soirée inaugurale, vendredi 4 août, Anne Alvaro lira des passages choisis de :
Erri DE LUCA, La Nature exposée, traduit de l’italien par Danièle VALIN, Gallimard, mars 2017, 176 p., 16,50 €
Dans un petit village au pied de la montagne, un homme, grand connaisseur des routes qui permettent de franchir la frontière, ajoute une activité de passeur pour les clandestins à son métier de sculpteur. C’est ainsi qu’il attire l’attention des médias. Il décide alors de quitter le village. Désormais installé au bord de la mer, il se voit proposer une tâche bien particulière : restaurer une croix de marbre, un Christ vêtu d’un pagne.

De Luca nous donne là une œuvre majeure, où la création prend le dessus sur l’anecdotique, où tout mouvement vers l’autre, vers le marbre, d’amour, d’amitié, de partage, est d’une humanité étincelante. En peu de pages,
le romancier transcende sa matière, l’élève à une réflexion sur le religieux, sur ce sentiment profond de donner à toute mission un caractère sacré. Que l’on soit oui ou non croyant, toute œuvre est essentielle, elle donne
à l’être son pesant d’existence et de réalité. Le personnage central, qui
a perdu son jumeau, trouve là comme une réponse à une absence
longue de cinquante-six ans.
La nudité du thème est celle aussi des phrases, de cette prose nue et simple qui coule, comme des flancs d’une montagne, comme des flancs de la statue revivifiée.
La création veine tout le roman, lui donne cette nervure essentielle de souffle, de nature et de vie. L’artiste sent mieux que quiconque qu’il a en mains son destin, loin des réputations surfaites, dans l’anonymat le plus complet, rien que parce qu’il procède d’une nécessité qui le dépasse. Créer comme on touche un corps, comme on sent sous la main l’aspérité ou la douceur.
Cette fable va donc loin et donne à ce livre l’importance d’une expérience complexe où les éléments, l’humain et le partage tissent la nature véritable de l’être, appelé à participer au monde qui l’entoure. Et ce, presque sans témoin, si ce n’est son for intérieur. Un très beau livre. » Philippe Leuckx
http://www.lacauselitteraire.fr/la-nature-exposee-erri-de-luca

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