Anaïs Nin: Vénus Erotica…

 

 

Surtout connue pour son journal (qui compte plus de 15 000 pages), Anaïs Nin a écrit en 1940 des récits érotiques à la chaîne, sur les commandes d’un mystérieux collectionneur. Ce dernier prétendait livrer ses histoires à un mécène qui souhaitait garder l’anonymat. Qu’il ait été une invention du collectionneur pour ne pas avoir à se justifier ou un homme en chair et en os, le mécène demandait de toute façon à chaque nouvelle, plus de sexe et moins de poésie. Nin en était arrivée à détester son  » bienfaiteur « , qui voulait séparer tout sentiment de l’acte sexuel ; mais elle continuait d’écrire, car ces rentrées d’argent lui étaient indispensables.
Trente ans plus tard, Anaïs Nin retrouve ces nouvelles. Elle estime alors que ses textes sont dignes d’intérêt et que sa voix s’y fait tout de même entendre. Elle rassemble quelques récits et les fait publier sous le titre de Venus Erotica.
On croise dans ces histoires toutes sortes de personnages : des timides, des brutaux, des pervers et des fétichistes, des hermaphrodites, des nymphomanes et des frigides, des voyeurs… Ils prennent tous place dans des nouvelles qui, à bien des égards, ressemblent à celles de Maupassant (les situations étranges, les personnages cyniques ou sordides qui foisonnent).

2 réflexions sur “Anaïs Nin: Vénus Erotica…

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