Création d’une « cellule laïcité « au sein du ministère de l’éducation nationale?

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Jean-Michel Blanquer envisage de créer une « cellule laïcité » au sein du ministère de l’Education nationale pour répondre aux besoins des enseignants confrontés à des « dérives » religieuses, dit-il dans une interview publiée mardi sur le site de L’express.

« Aucun professeur ne doit se sentir seul. Il doit pouvoir signaler ces situations à son chef d’établissement, il doit exister une unité des adultes au sein de l’établissement pour regarder en face ce type de phénomène et y réagir de façon appropriée. Mais si une certaine impuissance se manifeste localement, l’ensemble de l’institution se mobilisera », a affirmé M. Blanquer.

« C’est pour cela que j’envisage de créer une cellule laïcité au sein du ministère de l’Education nationale pour répondre à tous les cas qui se présentent via les rectorats », a poursuivi le ministre.

Cette « petite équipe constituée de juristes, d’experts disciplinaires » aiderait les communautés éducatives à « trouver les meilleures solutions afin que les valeurs de la République soient pleinement respectées », a-t-il ajouté.

Un ex-principal de collèges sensibles de Marseille, Bernard Ravet, a suscité début septembre le débat en dénonçant, dans un livre intitulé « Principal de collège ou imam de la République », la « loi du silence » qu’il dit avoir affrontée face à « l’emprise » de l’islamisme en milieu scolaire.

L’auteur, dont le constat a été jugé alarmiste et dépassé par le rectorat et une partie de ses anciens collègues, y raconte notamment la découverte qu’un surveillant se livrait au prosélytisme, la lutte autour de « la grille » – que de plus en plus d’élèves tentent de franchir voilées – ou encore l’antisémitisme.

« Ce livre ne m’a pas complètement surpris », a souligné Jean-Michel Blanquer, qui s’est dit au courant de « certaines dérives, sur certains de nos territoires ».

« Ces dérives, la République et l’école doivent les regarder en face. Nous devons réaffirmer le projet républicain, qui se résume à ces quatre mots: liberté, égalité, fraternité, laïcité », a-t-il lancé.

Pour que « personne ne se (sente) obligé de croire ou de ne pas croire », le ministre a également insisté sur « l’importance de l’enseignement de la philosophie et du fait religieux ».

« Il ne faut admettre aucun phénomène de prosélytisme ni aucune pression », a-t-il dit, louant la loi de 2004 sur l’interdiction du port de signes religieux à l’école, un texte « simple et clair » qui doit être « appliqué ».

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