Un livre à quatre mains: « Gabriële » Des soeurs Berest

 

Les soeurs Berest écrivent sur leur arrière-grand-mère Gabriële Buffet, femme du grand peintre Picabia, maîtresse du visionnaire Duchamp, confidente d’Apollinaire. Le choix de David Foenkinos.

Deux soeurs décident d’écrire sur leur arrière-grand-mère, en espérant qu’il y aura « du beau dans le bizarre ». Le « bizarre » d’écrire à quatre mains, d’unir deux voix pour en créer une si singulière.

La beauté irradie ce livre. Tout d’abord, celle liée à l’urgence d' »effacer l’effacement ». Femme si puissante, Gabriële est toujours en retrait. Alors, il faut à tout prix lui redonner vie. L’une des soeurs dit d’ailleurs qu’elle se sent « regardée par les morts » pour esquisser la nécessité un peu mystique de porter ce combat contre l’oubli.

« Parfois, il est plus simple de s’aimer à trois »

Leur arrière-grand-mère, c’est Gabriële Buffet, femme du grand peintre Picabia, maîtresse du visionnaire Duchamp, confidente d’Apollinaire. Et tant d’autres génies traversent aussi sa vie. Pourtant, « on ne la remarque pas aussitôt ». Gabriële se révèle, et les révélations sont toujours bien plus déflagrantes que les évidences. Picabia est progressivement subjugué par une telle intelligence. Il ne pourra plus jamais se passer d’elle.

D’après un article de L’express

Portrait de Gabriële Buffet:

Quel tourbillon! Plusieurs fois, au cours de la lecture de «Gabriële», qui narre l’étonnant parcours d’une accoucheuse d’artistes, on se prend à murmurer: «Ce n’est pas possible…» Une vie à ce point démultipliée, vécue au cœur des révolutions artistiques du XXe siècle, entre Paris, Barcelone, New York, Zurich, au plus proche des artistes qui feront basculer la peinture et la musique dans la modernité. Gabriële Buffet, Jurassienne née à Fontainebleau en 1881 et morte à Paris en… 1985 a été l’épouse du peintre Francis Picabia, son mentor intellectuel, sa vigie, son gouvernail, sa chargée de communication. Dotée d’une intelligence hors-norme, elle-même compositrice, elle impressionne et inspire tout autant Marcel Duchamp, Guillaume Apollinaire, Edgar Varèse et plus tard, Igor Stravinski. Mais tout au long de sa très longue vie, elle choisira l’ombre, laissant la lumière aux hommes, aux artistes.

Cubisme, dada, surréalisme: Gabriële encourage, insuffle, théorise chaque bouleversement. Elle prend la plume, à maintes reprises, dans les revues d’art, pour expliquer, mettre des mots sur les trouvailles et les intuitions de son mari et des artistes qui gravitent autour du couple…

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