« Continuer d’aimer » de Marcus Hönig…

téléchargementJe me suis livrée pour la première fois à la critique d’un roman  à la demande de la fille de l’auteur…Je vous présente donc aujourd’hui Continuer d’aimer de Marcus Hönig dont c’est le second roman…

Il y a bien des bruits et bien de la vie au foyer « Le Murmure »…On y croise Marthe, un peu cleptomane, qui se balade comme « habillée du corps de quelqu’un d’autre » et qui a une peur bleue du casque dont on la menace si d’aventures elle se blessait encore…Puis, il y a Francine, qui porte le casque, elle, et qui possède l’art surprenant de la syncope soudaine; René, qui comprend mal le jeu subtil des amitiés et qui le résume à sa façon dans ses tonitruants « t’aime/ t’aime plus »…Et puis Philippe, qui veut toujours téléphoner à sa maman et fumer une cigarette…Ce sont les résidents du foyer « Le murmure », pas des malades, pas des patients, pas des pauvres-des PERSONNES. Autre série de portraits: celle des soignants dont la figure centrale est la belle Vicky que l’on trouve ,au début du roman,le regard noyé dans le « cheval rouge » de Chagall, cheval rouge qui aura subi à la fin du roman les mêmes transformations que chacune des personnes croisées si un tableau n’existe que par le regard…Et puis l’énorme Annie qui cache un secret dans les trois plis de son ventre…De l’autre côté du foyer, c’est le monde de l’apparence et du non-dit (ou son frère jumeau le bavardage.) Ce monde-là, c’est monsieur Lequart, à l’esprit « comme une haie bien taillée », qui l’incarne. Lui non plus n’échappera pas aux changements et s’il finira avec « la même gueule de chien », au moins, il n’aboiera plus…

Le roman de Marcus Honing évite tous les poncifs qui étaient à craindre avec un tel sujet…Jamais larmoyant, ni lourd, ni voyeur, le récit de vie des PERSONNES du foyer « Le Murmure » est alerte, plein de vie et non-dénué d’humour. il ne s’attarde pas et brosse par petites touches le portrait de chacun parvenant à nous le rendre attachant. Les retours en arrière dans la vie d’Annie sont bien intégrés au récit et ne gênent en rien la lecture de ce roman court qui ne s’encombre pas de métaphores et laisse un profond sentiment d’humanité et de poésie du regard.

 

2 réflexions sur “« Continuer d’aimer » de Marcus Hönig…

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