Fauché à la césure…

Henri Michaux, Peinture à l’encre de Chine n°2, 1959,

langue6_michaux

Dans les débris de vers

rompus

fauchés

à la césure

et qui succombent,

dire de moins en moins

devint l’arme

paradoxale.

Et si d’aventure,

il y avait encore lieu

d’écrire

Il faudrait au crime

asservir

la certitude gutturale

et son étendue

chargée d’ombre.

Qu’enfin elle plie

un genou pâle

devant le silence

qui irradie.

 

 

Barbara Auzou

3 réflexions sur “Fauché à la césure…

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