Migration en une autre image.

Capture

Il y aura celui qui

ponctuel et gris conquiert

la nuit aux douze coups frileux

et à grandes enjambées maladroites

tel un ménure en plumes d’hiver

qui aurait migré sur le tard.

 

Tu le verras transpercé au flanc

par la griffe de l’horloge

criblée d’outrages et dépecée

en restes de chants délétères.

 

Il se tiendra au seuil de ce qui

se ferme et attendra

qu’on l’en déloge sage

jusqu’à ce que l’aube le fauche

net dans une autre image.

 

Alors tu sauras que l’on a inventé

le rêve pour oublier la peur

brune

de l’oiseau-lyre qui nous observe.

 

 

 

Barbara Auzou.

5 réflexions sur “Migration en une autre image.

  1. Wow ! C’est un coup à ne plus oser remonter les horloges, pendules et autres instruments de mesure du temps ! Le ton parait désenchanté, le style est radical, c’est une prose qu’il faut ressentir, faire vivre avec ses émotions de lecteur !
    Les idées se succèdent, les métaphores se juxtaposent sans qu’on n’ait ni l’envie ni le temps de respirer.
    Cette manière de donner un corps à des abstractions est stupéfiante, Barbara !

    Aimé par 1 personne

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