Abdication.

59adfe36

Ils sont venus,

peu nombreux d’abord,

en climat d’effacement

gonflant comme un abcès

à la botte de l’oubli.

 

Ils se sont installés,

prolifiques termites à nos toits;

ils ont fait leur lit

aux draps sales de nos mémoires

souillées de crachats

cathodiques

plantant le grappin

aux regards vides de lointain

pour y boire l’infusion

à la paupière qui se ferme

comme on abdique

sur un constat amer

 

mais sans autre forme

de procès.

 

 

 

Barbara Auzou.

 

9 réflexions sur “Abdication.

  1. Et pour simplifier, ventrons-nous de n’en pas être…la botte de n’eux verts mon vieux mousquetaire oui, fonçons, mais la botte de navets, de radins, de creux sons, de fachos, de mercenaires, d’extrémistes, Poutine et tas raison chacun peut choisir… niet, niet, niet…tiens j’ai fait journée poireaux…c’est bien ?

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  2. Bonjour Barbara (et désolée pour le long commentaire). Sans bien savoir pourquoi, en te lisant m’est revenu la chanson de Damien Saez « Les condamnés » : https://www.youtube.com/watch?v=ypCO_O3INwQ. Souvenirs adolescents … ! Il faut dire que cette thématique, et le mot même d’abdication sont très inspirants, riches d’histoire vraies, ou pas, peu importe. Je trouve qu’ils sont tout de suite évocateurs d’images, peu importe aussi les âges. Vivre, est-ce apprendre à abdiquer ? C’est une question très sérieuse bien qu’on soit sans doute très tenté de s’indigner en répondant « bien sûr que non ! » de prime abord. Mais là encore, tout dépend du contexte et de l’essence de l’abdication. La poésie ne se superpose pas parfaitement à la morale.
    Merci pour ce poème Barbara, il épouse bien des histoires.

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    • Bonjour Margot,
      non ne t’excuse pas pour ce long commentaire. J’ai un vendredi matin sur deux rien qu’à moi et j’en profite toujours pour m’étendre en tous mes contours…Je connaissais cette chanson mais j’avoue ne pas y avoir pensé en écrivant…J’aurais tendance à penser que vivre c’est plutôt le long apprentissage de la non-abdication comme marcher contre le vent quand ce serait plus simple de se laisser pousser par lui..Je crois que j’ai pensé à plusieurs formes d’abdications qui peuvent se terrer un peu gênées derrière des paupières abaissées sur une conscience de la médiocrité, sociale, politique, humaine tout simplement…
      Merci à toi Margot.

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      • Oui je comprends ce que tu veux dire pour ce qui est d’apprendre à marcher en contre. En fait c’est le vent de l’intérieur qui me questionne, les larmes, les résistances, les mots, le rapport de soi à soi, c’est autant difficile je trouve d’apprendre à abdiquer justement. « s’écouter » ce serait « abdiquer devant et par soi ». Sans prétendre que ce soit juste, moralement bon ou sain. (je ne sais pas si c’est très clair ce que je raconte là !).

        Paupières baissées et toux sèche comme éternuements retenus, les gorges qui raclent la honte, autant de petites gênes quotidiennes que les nez racontent au bout des chaussures.

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