Parfois je sais la terre.

les-orientales

Parfois je sais la terre,

la fin et la blessure,

l’ivresse chaude d’avoir peur

et la tentation de l’inventaire

sous les doigts qui rassurent.

 

Je sais qu’il faut brûler debout

en choisissant l’arbre à la commissure.

Mettre un terme au débat;

au rebut ce qui fait feu de tout bois.

Devenir son propre incendiaire.

 

Et imposer au soleil engrangé de nuits

l’écorce dorée de jours plus confiants.

À la ramure le chant troublant

des voix rares qui me devinent

tremblante

intimes soeurs qui murmurent

au ventre.

 

 

 

Barbara Auzou.

 

 

20 réflexions sur “Parfois je sais la terre.

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