Littorine.

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On occupe seul un espace de ciel

de terre et de sable, littorine

qui écoute à la coque les cris

ravis à la mer, se débattant à la marée

de nos yeux restés en enfance.

 

Et c’est l’éternel état chaque jour redessiné

à la vague chahuteuse et à l’écume des peurs

qui rassemble au ventre et recompte

sur les doigts et au sel de la peau

les morceaux épars de soi dispersés

par le vent frère dont on avait lâché la main

un beau jour d’imprudence marine.

 

Barbara Auzou.

5 réflexions sur “Littorine.

  1. Les mousses les plus éphémères font parfois des capitaines. De leur oeil à l’abri que de littorines ont vu passer de proues armées de désirs de conquêtes. Pirogues à balancier, drakkars qu’Odin portât à lécher le dragon sous la jupe de la Mère Poulard, cheval à marée du grand galop. L’enfant restant au bout du conte, le seul à vaincre le temps dans son entité pure. Le bigorneau est à l’abri des coups….

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      • LES FENÊTRES

        Du rouge au vert tout le jaune se meurt

        Quand chantent les aras dans les forêts natales

        Abatis de pihis

        Il y a un poème à faire sur l’oiseau qui n’a qu’une aile

        Nous l’enverrons en message téléphonique

        Traumatisme géant

        Il fait couler les yeux

        Voilà une jolie jeune fille parmi les jeunes
        Turinaises

        Le pauvre jeune homme se mouchait dans sa cravate blanche

        Tu soulèveras le rideau

        Et maintenant voilà que s’ouvre la fenêtre

        Araignées quand les mains tissaient la lumière

        Beauté pâleur insondables violets

        Nous tenterons en vain de prendre du repos

        On commencera à minuit

        Quand on a le temps on a la liberté

        Bigorneaux
        Lotte multiples
        Soleils et l’Oursin du couchant

        Une vieille paire de chaussures jaunes devant la fenêtre

        Tours

        Les
        Tours ce sont les rues

        Puits

        Puits ce sont les places

        Puits

        Arbres creux qui abritent les
        Câpresses vagabondes

        Les
        Chabins chantent des airs à mourir

        Aux
        Chabines marronnes

        Et l’oie oua-oua trompette au nord

        Où les chasseurs de ratons

        Raclent les pelleteries

        Étincelant diamant

        Vancouver

        Où le train blanc de neige et de feux nocturnes fuit l’hiver

        O
        Paris

        Du rouge au vert tout le jaune se meurt

        Paris
        Vancouver
        Hyères
        Maintenon
        New-York et les

        Antilles
        La fenêtre s’ouvre comme une orange
        Le beau fruit de la lumière

        Guillaume Apollinaire

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