16 réflexions sur “Photo I.

  1. Il y a dans une rue, toujours l’âme de ses enfants. La rue de tout, avale ses enfants ou les recueils comme une mère, comme un asile. Elle devient terre de toutes les poussières. Un être vit et vient jusqu’à elle. La rue n’est pas un passage, c’est une aventure. C’est les rigoles d’eau, les voitures à l’arrêt dont il faudra deviner la vie, c’est la façade de mon voisin, les heures de vélo. La rue est une maison sans toit. Une famille sans êtres. Une camarade sans parole ni acte. La rue chante son marteau piqueur, son klaxon, ses conversations téléphoniques, ses voix qui s’unissent pour faire la ville. La rue s’endort jamais vraiment puisqu’elle met sa parure de lampadaires quand le ciel n’est plus si profond. Il y a les voitures dont il faut deviner la vie, les trottoirs où claque chaque pas en signe de vie et sur une petite pierre, juste au ras du sol … trois petits gamins penchés sur un jeu. Captivés, capturés par leurs heures d’occupation. C’est l’été il fait chaud, l’Amérique n’est pas loin mais dans leurs têtes ça n’a aucune couleurs, aucune valeurs, car l’heure est avant tout d’être trois petits gamins qui jouent … et le reste du monde n’y voit rien.

    Aimé par 1 personne

Répondre

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s