A travers les jalousies.

Galerie Marchal – Artiste peintre à Lourmarin

 

chat-aux-persiennes

À l’été des maisons en volets consentants, on surprend les mots verts s’accrochant follement au regard de la terre meuble, s’enroulant à son grand corps de figue mûre qui s’étire, assoupi encore de tous les signes qui l’assiègent, et se réchauffe en craquements d’os à la brique rouge des murs.

Mais au leurre de l’aube, choisissant toujours l’angle familier du ciel, la belle infidèle, un regard par-dessus l’épaule, s’en va s’offrir au soleil du plein midi, abandonnant son ombre alanguie sur la gêne rose des jalousies et à l’horizon déshabillé ses parfums de miel.

 

 

Barbara Auzou.

5 réflexions sur “A travers les jalousies.

  1. Un grillage ouvert à l’éventré
    ce n’est plus le terrain vague
    par le tremblement de sa touffe fauve la clef tourne
    serre hure
    Le figuier tient son fruit en promesse
    par le sang qui le fouette…
    Par les jalousies penchées sur le rebord de l’infini, le soleil a libre-passage…

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