Le froid, le fendre…Jacques Dupin.

Le froid, le fendre

et sonner comme une pierre
devenue aveugle
devenue
lumière errante

les marques sur le cou
de la pierre d’un nom

le stigmate atroce et bleu
de l’air, ou de

la strangulation de l’encre

ou de l’autre
vive et morte

une pieuvre sous la langue
sous la pierre

qui tire le souffle

In Le grésil (1996), repris dans Ballast, p 236

3 réflexions sur “Le froid, le fendre…Jacques Dupin.

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