Carcan.

 

Colette Cleeren, Double the trouble II.Colette-Cleeren_Double-the-trouble-II

 

Aucun jour ne s’est enquis de toi au matin.

Aucune feuille à ton oreille où se balancer dans l’hier.

Partout des regards de poussière à racler les apparences

dans les moindres recoins du banal aux abois.

Et tu restes au nombre des timides aux pas hésitants

traînant avec eux des cortèges d’illusions à la semelle et au carcan

des pierres piétinées en chemin

qui étouffent le grand chant de la terre

entre leurs deux grands bras humides.

 

 

Barbara Auzou.

13 réflexions sur “Carcan.

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