Quand les mots et les tableaux se répondent…(6)

Voici Delphys-La Matrice, ma sixième collaboration avec le peintre Niala-loisobleu.

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Ne faire plus qu’un

à la douleur et à la source .

Naître à la nuit qui s’anime.

Piétiner les spasmes du souvenir

et les traces d’hiver aux yeux morts,

des générations entières que plus rien n’arrime.

Et puis mourir.

 

Dans le grand bain de la lave aveugle

du rejet et du partage,

un enfant que j’ai connu

et dont je garde l’empreinte du visage

façonné au moule flou d’une innocence sans âge

jetait des cailloux aux miroirs sans tain

pour que s’érigent insatiables les clairvoyantes alchimies

aux reliefs des ventres de couleurs et des chauds croquis.

 

Et, déjà , au ciel du lit, le vent tournait lentement

(Quel forfait pour un printemps !)

qui rendraient plus rouges et plus sucrés

les fruits de l’amour  au brûlant compotier.

 

 

 

 

Barbara Auzou.

 

 

 

15 réflexions sur “Quand les mots et les tableaux se répondent…(6)

  1. Je vais demander à la peintre d’utiliser ce/son tableau pour un article que je vais écrire sur le dernier livre de J. Littel (il est plein de sexe/femmes nues et fruits rouges et verts….- et je ne me vois pas publier des photos….) . Ce tableau est beau !

    Aimé par 2 personnes

      • Hello Loisobleu – bien sur. Je suis encore en pleine lecture (chapitre 4 sur 7) – il s’agit de « Une vieille histoire » de J. Littell…

         » Couloirs, piscines, femmes, hommes, hermaphrodites, Mozart (concerto de piano, Don Giovanni), livres, insectes, violences, sexe (toutes les formes possibles et imaginables), portes, poignées de porte, chats gris, un enfant blond, verges (flasques ou dressées), dentelles, tissus, fesses de charnues à élégantes ou rebondies, baskets léger, salles de bains, guerre(s), photos (prises ou feuilletées dans un album), la Dame à l’Hermine, un couvre lit brodé   …. en sept versions …. comme si le roman « 7 » de Tristan Garcia avait été mélangé avec une pincée de David Lynch, une louchée de Sade et une prise de « Un jour sans fin » (Groundhog Day) – sans le sourire, une sorte de Variations Goldberg en mots…. » (début projet de mon article…)

        C’est souvent très crû (pornographique – sans la poésie de votre tableau) mais évoque (pour moi) Francis Bacon, Hockney…..

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    • Merci du complément d’information concernant ce projet d’article. Ce que vous m’apportez amène mon refus d’utilisation de la photo de mon tableau. Elles sont toutes, comme ce que j’écris toutes sous sauvegarde de droits, je vous remercie de l’avoir demandé. Surtout ne considérez pas ma décision comme arbitraire, elle est prise en fonction de ce qui l’encadrerait qui nuirait à son esprit totalement en dehors de la pornographie.
      Bon après-midi lorenztradfin.

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  2. L’Epoque fait sa marque, elle aqua-tinte, laissant l’acide faire disparaître les ombres de la plaque, le burin incise pour ouvrir un chemin pare-feu.
    Les hommes se meurent d’amour on les a instruit à la discorde. Dans le froid d’une humanité sous dépendance les oiseaux résistent, on en tue de toutes les manières, mais sans parvenir à éradiquer l’esprit de liberté. Delphys ouverte comme la jarre, garde et véhicule le germe de Vie. Il est d’amour unisexe, Homme, animal, végétal, minéral, la Nature dans son entité, immortel dans le temporel de chaque traversée.
    J’ai la couleur qui naît au fil de tes mots Barbara, merci quel bonheur !

    Aimé par 1 personne

  3. A reblogué ceci sur Niala-Loisobleuet a ajouté:
    L’Epoque fait sa marque, elle aqua-tinte, laissant l’acide faire disparaître les ombres de la plaque, le burin incise pour ouvrir un chemin pare-feu.
    Les hommes se meurent d’amour on les a instruit à la discorde. Dans le froid d’une humanité sous dépendance les oiseaux résistent, on en tue de toutes les manières, mais sans parvenir à éradiquer l’esprit de liberté. Delphys ouverte comme la jarre, garde et véhicule le germe de Vie. Il est d’amour unisexe, Homme, animal, végétal, minéral, la Nature dans son entité, immortel dans le temporel de chaque traversée.
    J’ai la couleur qui naît au fil de tes mots Barbara, merci quel bonheur !

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