Tard le soir.

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Tard le soir s’étend

et s’allonge la rumeur

en intimes territoires

de la figure déchirée du monde

qui pénètre le foyer réfractaire,

s’enfle, se presse, désigne au cadran

endormi à la cheminée des heures

ce qu’il reste à parfaire

pour rendre au jour son odeur

d’herbe mouillée et au pouls

l’indispensable ardeur.

 

Et l’on mesure au ruban du matin

la part de souffle à rendre en partage

Qu’il faudra desceller de l’acier du sein

pour qu’une lumière plus droite

s’érige dans un soleil multiplié

où s’ébattent en liberté

les menthes sauvages.

 

 

 

Barbara Auzou.

7 réflexions sur “Tard le soir.

  1. J’aime le rythme qui fait monter le champ à l’élargir. Les cheminées sont aussi nos traces. Toujours à refaire. Comme une clef perdue qui apparaît pour remonter le mouvement. L’or loge ailleurs qu’en tiroir caisse. Il se fait pépite allons voir si l’arrose…
    Magnifique, Barbara.

    Aimé par 1 personne

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