Fatuité du printemps.

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Ecoute le vent se faire silencieux

aux jeunes pétales abusés.

Vois au péril de la confiance accordée,

les oiseaux complices ouvrir le sentier

à ses desseins sombres et orageux.

 

Regarde,

Déjà le pied de la rosée

est moins sûr à la sandale négligée.

Ce qui va de soi s’inquiète du retour des saisons

et se mouche sans fin à l’aigu des chansons

qui célèbrent la tulipe d’orgueil saturée.

 

L’herbe reste prisonnière aux lèvres serrées

d’un printemps tout entier à son affectation.

 

 

Barbara Auzou.

19 réflexions sur “Fatuité du printemps.

  1. Un autre vent venu de loin:

    El viento en la isla

    El viento es un caballo:
    óyelo cómo corre
    por el mar, por el cielo.

    Quiere llevarme: escucha
    cómo recorre el mundo
    para llevarme lejos.

    Escóndeme en tus brazos
    por esta noche sola,
    mientras la lluvia rompe
    contra el mar y la tierra
    su boca innumerable.

    Escucha como el viento
    me llama galopando
    para llevarme lejos.

    Con tu frente en mi frente,
    con tu boca en mi boca,
    atados nuestros cuerpos
    al amor que nos quema,
    deja que el viento pase
    sin que pueda llevarme.

    Deja que el viento corra
    coronado de espuma,
    que me llame y me busque
    galopando en la sombra,
    mientras yo, sumergido
    bajo tus grandes ojos,
    por esta noche sola
    descansaré, amor mío.

    Pablo Neruda

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