A ciel ouvert.

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Mes armes tes liens

et le vieux visage avide de la peur

pendent en lambeaux

à la lèvre fendue du murmure.

Sur les dentelles coupantes d’un ciel ouvert

gisent les derniers remparts de douleurs

et le soleil cherche son ciel au fond d’un seau.

 

Se parler et soudain ne pas exclure

qu’au trait sévère et droit de la lumière

mon impatience ton calme

lointains et proches ne s’accordent

à tailler sur le jour une encoche,

un territoire de pieds sûrs

qui martèlent au sol les chimères

de nos danses anciennes

et de nos enfances à la corde,

l’empreinte des bouches pressées de mordre.

 

 

Barbara Auzou.

3 réflexions sur “A ciel ouvert.

  1. La chaise percée prend le ciel à témoin
    intestinale, la tripe s’ouvre
    le boyau met en tranché des retraits de soi
    pour un soleil sans limites
    et la guerre s’éloigne en emportant ses canons de laideur
    De la lumière on entend déjà plus loin
    Il y aura les haies, la rivière et les barrières en obstacle
    l’élan est là pour ça…

    J’aime particulièrement l’aspect passionnel de cette lucidité que le printemps parfume, Barbara.
    N-L

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