Cri.

image empruntée à https://jybardin.wordpress.com/bestiaire/

jean-yves-bardin-l1103372

Je rêve que je crie

au noir de la couleur tamisée par la mémoire

Je rêve que j’écris

le doigt à la bouche d’encre diluée dans la tristesse du soir

et pour fixer l’heure immobile

d’un monde qui contiendrait sa preuve au bout d’un cil.

J’écris en rêvant devant des portes insoupçonnées

et pour ouvrir cet espace particulier propre à l’oiseau

comme on pousse la porte de sa maison sur un patio.

J’écris pour la persistance du sang dans chaque fleur

pour la douleur des jardins et leur frêle constitution

maintenue au goutte-à-goutte de l’acide des heures.

 

Barbara Auzou.

 

 

11 réflexions sur “Cri.

  1. Le cri marche debout au départ d’un rêve qui a dépassé sa nuit et atteint son matin
    Tu écris, ou plutôt, tu écries de cette écorce qui tient l’âme à la sève à l’abri des pollutions de l’incompréhension. L’arbre ne tenant que par sa racine pas par les coeurs laissés au couteau sur son tronc…
    N-L

    Aimé par 2 personnes

  2. Pingback: Cri. | Raimanet

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