Intempérie.

rain-3

Tes cheveux de crayons aujourd’hui

demeurent accrochés au coude de la cheminée

et les arbres lancent leurs branches de goudron détrempé

à un vert devenu trop lointain et qui fuit.

Sous un ciel d’oiseaux disséminés,

morte la maison

morte la saison

sous l’oeil vide de son sourire marron.

 

Et toi tu cherches à tes cheveux de crayons

le comment dire de cet instant quand le mot,

à la lisière et au rideau, reste à s’étourdir.

Un soleil confus crépite à ton pied impatient

et l’absence de vie à la vitre embuée

dessine d’étranges alphabets

sous tes doigts haletants

en longues averses de chemises froissées

dont on a voulu te revêtir.

 

Et tu écoutes battre sans respirer

le pouls de la porte

maintenue au secret du plâtre.

 

 

Barbara Auzou.

2 réflexions sur “Intempérie.

  1. La tête dedans jusqu’au virage du roseau
    mèche allumée
    le regard de crayon devenu couteau à peindre

    Quand le sexe de cet orage en crachant s’est fait rose
    j’étais déjà au dépassé de l’orée
    dans l’éclosion de la chambre

    Ils en ont fait des ris d’eau
    les grands albatros
    en arquant la vague du rein…
    N-L

    Aimé par 1 personne

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