Un choc tranquille…

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Les choses tremblaient

et j’en appelais à leur maintien

dans le grès engourdi d’un matin

que j’enserrais de mes mains

soupesant surprise le poids d’un temps

qui ne pesait plus rien.

 

Et ce fut un choc tranquille

que mon oeil nouveau au fond du café brun

qui me murmurait attentif comme on guette

des mots de conque si peu communs

qu’à mon cou se tissaient des colliers de silence

sertis de couleurs secrètes et d’embruns

pour en revêtir de maritimes lendemains.

 

Aujourd’hui je défends le jour

 

contre la parole et le péril.

 

 

Barbara Auzou.

 

 

 

21 réflexions sur “Un choc tranquille…

  1. Aussi nette et la fente que bée la jonque
    Haïphong ?
    Il se pourrait
    depuis qu’on a tiré la moquette
    le rouleau s’est fait de printemps
    En corps un peu de n’aime et le tableau noir s’éclaircira quand la voie de l’enfant partira fermement
    Le big-bang c’est chacun le sien
    quoi de surnaturel à ça que naître en son jardin
    Le café brun ne marc au diable que les démons démerveillés
    A la marguerite se tapisse la verdeur de près, l’appel des feuilles mortes fillette, fillette, ça vient tout seul quand on abandonne la cognée qui défend le jour…

    J’étais un pied sur la pierre cathare, du feu dans le signal du départ, vînt ce poème Barbara, comme ce qui de tous débris récupère la matière et laisse filer le vernis. Je le regardais une fois encore, fichtre comme il me parle tant il est beau, conclus-je.
    N-L

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