A l’ongle de la nuit.

Les Saltimbanques dans la nuit, Marc Chagall.

MARC_CHAGALL_Les_Saltimbanques_dans_la_nuit

Des insectes flambaient à l’iris fou

dans le tumulte d’une lumière de verre

égratignant la menthe vive du visage

et les rameaux roses de la perspective s’égaraient

dans d’obscures coulisses qui s’enroulaient à nos cous

comme des silences alternés qui gardaient vives

les distances et sensibles ses réseaux insensés.

 

À l’ongle de la nuit et dans l’émoi de son énigme première

nous en appelions à une nouvelle version des étoiles,

à un ciel délicat et complice et nous tressions téméraires

de nos doigts de blé, pour l’un et pour l’autre, à défaut de dire

la joie simple et les longs cheveux de la confiance claire

pour  disposer d’un lit d’osier où  doucement s’endormir.

 

 

Barbara Auzou.

 

 

 

 

 

3 réflexions sur “A l’ongle de la nuit.

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