Rue passante.

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La rue est bien trop passante

pour y accrocher mes mots

aux lampadaires voyeurs

et toutes les couleurs

et le caillou au ventre

et le canif de l’écorce

gravent ce matin

des soleils d’ailleurs

à mes poignets de feu.

Les lettres tracées à l’encre pleine

se perdent dans les yeux sévères

qui suivent les chemins de pierre

vers une poterne de peu

tandis que j’ordonne

tous mes jardins

à la patience de mes mains.

 

 

Barbara Auzou.

12 réflexions sur “Rue passante.

  1. La rue ..la notre puisque tu t’y emboîtas ce jour de cantonier
    claque-mure les regards voyeurs
    d’un jardin travaillé à la main
    suspendu station Babylone
    la peau terne est envhi par les ronces
    alors que la poterne
    ouvre au secret d’un chemin discret où l’on tend la mer
    au bout de cerfs-volants arrimés à nos poignets
    Ma main te sait comme tu sais la mienne
    au métier où elles tissent
    le chevalet ne grince pas
    Persiste et signe, tes lettres me sont vibrantes…
    N-L

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