Tendre forfait.

Gilles Le Dez, Fauteuil.

fauteuil-vide-fils

Ce n’était même pas un forfait

juste une abdication

dans la forme et la destination.

Les lèvres scellées à l’art abstrait

du rapt et de la capture,

la peur suspendue aux plafonds

raide comme un dimanche hors-saison,

j’ai épousé la respiration du parquet tremblant

que l’on foule dans un murmure.

 

Je me pressentais arbre multiple rendu

aux hasards de ses branches.

 

Puis au détour d’un horizon en peine

la peur est revenue comme ravin au talon.

 

J’ai eu froid.

 

C’est alors que j’ai vu ton rire dans mon bas de laine

occupé à générer l’été.

 

Barbara Auzou.

7 réflexions sur “Tendre forfait.

  1. L’effroi des temps d’orage ne gèle pas le sentiment
    il capture grand écran
    par les solives d’une chapelle renversée
    Ô mon Capitaine !
    le saule crevette en pleure à devenir baleine par des faux
    Tremblante d’avoir atteint l’âge de rançon
    celui qui apure à jamais le conte

    Temps de froid
    sous d’un
    vide

    Du cornet de la surprise
    le rire
    jaillit gardeur de trous peau…
    N-L

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