Oui.

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Où va t-on

chagrin de feuilles

sur jour d’écorce

quand un soleil en deuil

se noie à l’élastique du masque

et à la peur d’avoir peur

de ses mimiques atroces?

Sans doute faut-il prendre congé

et dans un muet salut

pousser la porte

d’un jardin délaissé.

 

J’ai dit oui.

Je me suis alliée au jour ravi

accueillant confiante

la bouche d’un autre espace.

Et j’ai mis de l’ordre

dans la poche de mes cailloux

comme on prend rendez-vous

avec la vie.

 

 

Barbara Auzou.

 

 

2 réflexions sur “Oui.

  1. L’ambition des sorcières, vent à contre-courant, est toujours de l’ordre du désordre
    La construction se refuse à sceller ses pierres sur leur rang
    L’arbre en retire même ses racines
    La porte s’y gonde veillant au grain fourbe
    Sur le bord de mer la trémie a fait son crible
    L’estran inlassable va-et-vient, monte et descend la voie parallèle, les heures vont et viennent, rien n’est sorti des rails, l’entrain salue les vaches…
    N-L

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