L’envers et l’endroit.

Marc Chagall, Le cirque bleu.LO-Marc-Chagall-Le-cirque-bleu-1950-1952-_-Photo-RMN-Grand-Palais-musee-Marc-Chagall-Gerard-Blot-Marc-Chagall-Adagp-Paris-2016

À la saignée du souvenir

fiévreusement opposer

le garrot d’un doux dédain.

Imposer son envie de vivre

en vers au rayon du matin.

Et l’on prend la pâquerette au sérieux

à l’endroit de son souffle ivre

pour lui faire porter

ce qu’on aimerait faire de nous

de l’envers de nos peurs

au bois frais de juin.

 

À la mémoire mal peignée

en son obscure apparence

comme un collier rompu

sonore sur le pavé solitaire

sauvagement opposer

la bougie de la pupille

qui refait l’enfance

dans la marelle de l’aube

et faire sur les doigts tendus

et appliqués l’inventaire

des brutalités qui ont dévoré

nos rires

pour patiemment les faucher

ras en rez-de-jardin.

 

 

Barbara Auzou.

 

12 réflexions sur “L’envers et l’endroit.

  1. Quelle sonorité, la brutalité se trouve éteinte par le souffle ivre de la pâquerette
    Dans le rire qui se redresse on retrouve l’enfance à sa place au ciel de la marelle que le crée sait si bien dessiner
    Le choix de Chagall colle comme deux nombrils se mettant le dos d’âne à plat
    Cette parade en bleu sous l’oeil du chapiteau fait étape pour que jonglent les seins Jacques…
    N-L

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