La mémoire des rivières.

cheran1

Pour te distraire de tes rêves de bois flotté qui contiennent tous les cris des silences maritimes, j’ai convoqué la mémoire des rivières, au galet plat de ta nuit enchaînée

Et j’ai partagé à la nacelle de ton front l’eau glacée de la persistance et de l’origine.

Sur la barque aveugle qui nous ballotte d’estuaire en estuaire, j’ai lavé ton visage des dernières poussières de sa longue déception et les ai remises à la terrasse mouvante des alluvions qui draine nos drames éconduits.

 

Barbara Auzou.

11 réflexions sur “La mémoire des rivières.

  1. Si ce n’était la chanson de la lyre du vent
    l’écume qui monte aux jours tient la mémoire à l’étiage
    quelques cygnes, des canards toujours par couples
    et des iris de fleur d’eau pour enclore le lit d’une chambre criant le silence à corps éperdus

    Quel partage, j’en tremble pas un grain qui ne soit en germe y manque

    J’ai vu cette barque prise par les cornes et hâlée se faire lanlère
    la berge en anse rassemblant ses saules pour leur apprendre le pleur autrement
    et le banc d’alluvions si doux de pelage que nos drames en s’y asseyant se relevèrent pleins et déliés
    au balcon d’un nouveau jour…
    N-L

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