Conque.

the-tunnel-ariel-alexandre

Ne me parlez pas de l’injustice
Ma peur est adulte et dans la fièvre de l’enfance
ne se glisse plus que le cadran intime
de horloge reconquise sur le tumulte du vice
et sa grande bouche sèche et rance.
Ne me parlez pas de l’injustice
et du poignard des mésalliances
qui laissent agonir les couleurs fondatrices
sur la tête tranchée de l’espérance.
Parlez-moi de la chambre contigüe
voûtée, conque secrète d épaule nue
sur laquelle confiant on se balance.
Parlez-moi de la mer et de ses errances
couchée conquise au galet de nos pieds nus.
Rendez sereinement et sans méfiance
l’enfant à la vague pulsatrice.

Barbara Auzou…

11 réflexions sur “Conque.

  1. Comme le soleil peut paraître noir
    le ressac des pleureuses peut faire croupir la source
    les cadrans ont trop de cyclothymie dans les pédales
    il n’y a pas d’âge pour faire un mort-vivant
    des fois que l’idée n’aurait été pensée, il y a plus de volontaires pour s’en charger que pour tenir le devant propre
    Méandres de son ana conda qui sous-marine le poignard de la morsure
    ne me parlez pas de l’injustice, elle peut avoir l’audace d’auto-détruire par erreur du n° de chambre
    con qui s’adore te voilà mon Colomb
    Faut-il refermer les estuaires où élargir les sources ?
    N-L

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      • MA BELLE OUVERTE

        Ma belle ouverte en majuscule
        Je sens
        La nuit courir sous mes doigts
        Ils crient devant toi gesticulent
        Et ciel
        Je veux mourir dans tes bras

        Toi ni jalouse ni méchante
        Je peux
        Presque tout dire sur toi
        Je te fais l’amour je te vante
        Oui mais
        Je parle d’autres parfois

        J’ai au creux des mains les images
        Qui font
        Que mes accords sont brisés
        Merci pour chacun des orages
        Que je
        Fais sur ton dos de damnée

        Je dis ce que je ne dis pas
        Le jour
        En toi se tue la censure
        Je suis l’amour j’ai tous les droits
        Ma vieille
        Je l’aime oh oui je le jure

        Ma belle ouverte aux amertumes
        Comme aux
        Sentiers de sang sentiers d’or
        Je crache un peu sur ton écume
        Enfin
        Je vois ce que voient les morts

        Je te trahis tu m’abandonnes
        Et femme
        Je me noie dans tes brouillards
        C’est grâce à toi que je me donne
        A tous
        A la fin de toute histoire

        Et tant qu’aux néons de tes anges
        Tout seul
        J’irai me crever les yeux
        De toutes les morts qui dérangent
        Je ne
        Craindrai que la mort des feux

        A ce feu qui met en lumière
        Les cœurs
        Les cris les vœux défendus
        Je voudrais faire une prière
        Et dire
        Merci de m’avoir tenu

        L.L.P

        Louis Lucien Pascal

        iI faut sauver le soldat rivière !

        N-L

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  2. LE BAISER

    Un coq à la porte de l’aube

    Un coq battant de cloche

    Brise le temps nocturne sur des galets de promptitude

    Un lancer de ramages

    Entre deux transparences inégales

    On ne va pas si tôt lever la tête

    Vers la lumière qui s’assemble

    Mais la baisser

    Sur une bouche plus vorace qu’une murène

    Sur une bouche qui se cache sous les paupières

    Et qui bientôt se cachera derrière les yeux

    Porteuse de rêves nouveaux

    La plus douce des charrues

    Inutile indispensable

    Elle sait la place de chaque chose

    Dans le silence

    Collier rompu des mots rebelles

    Une autre bouche pour litière

    Compagne des herbes fiévreuses

    Ennemie des pièges

    Sauvage et bonne formée pour tous

    Et pour personne

    Bouche oublieuse du langage

    Bouche éclairée par les mirages de la nuit

    Le premier pas sur cette route franche

    Monotone comme un enfant

    Mille orchidées à l’infini

    Brillant brûlant pont vivant

    Image écho reflet d’une naissance perpétuelle

    Cest gagner un instant

    Pour ne plus jamais douter de durer.

    Érotique

    Paul Eluard

    Tu as-vu comme la conque entre baille et yeux bien ouverts on se la croirait baie d’Haïphong vu la secrétion qui monte, qui monte, qui monte…
    N-L

    Aimé par 1 personne

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