Le vieil homme et son potager. Récit photographique d’Olivier Le Brun.

le vieil homme et son potager1

Olivier Le Brun photographies et textes

24 € • 24 x 17 cm • 96 pages • isbn 9782359840933 • avril 2018 • collection L’œil voyage

« C’était un bel été, comme c’est l’habitude dans l’Ouest canadien, au bord du lac Okanagan. J’entrepris de photographier mon père dans son quotidien. Nous étions en 1997, il avait 92 ans. »

Ainsi commence le récit photographique d’Olivier Le Brun réalisé le temps d’une saison dans une nature à la fois ingrate et généreuse. La simplicité lumineuse du propos, l’économie des moyens choisis et la qualité des images imprègnent le lecteur tout au long du récit. Un lien intense à la terre, à la nature et à la nourriture qu’elles nous offrent se lit alors de manière implicite.

Parfois danse, injonction ou repos, parfois corps à corps avec la nature, les gestes du vieil homme dans son potager s’égrènent en 71 photographies en noir et blanc qui se répondent ou s’enchaînent pour former un corpus placé sous le signe de la lumière de l’été et d’une terre familière.

Tout à la fois parcours de vie, regard sur la nature et questionnement sur le temps, ce livre rassemble aussi les éléments d’un rêve : vivre en autarcie dans un espace dont on ne voit pas les limites, tout en atteignant, en fin de vie, une forme de sagesse.

Extrait.

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6 réflexions sur “Le vieil homme et son potager. Récit photographique d’Olivier Le Brun.

  1. LE CHEMIN DE PIERRES

    Pierres qui marchent

    vieille maison isolée

    dernier feu de quand

    où on se tord

    vrillés comme pampres qui gonflent au soleil

    Le caillou sorti des pédales et rein d’autre

    qu’un trou toujours à ô t’heurs

    Ta voix taisant les cigales d’une écriture loin des vaches et de leur train

    et coutelé à m’aime la toile mes pâtes plus mots de les

    tu me lis une cabane née de lointaine montagne dans la musique d’un ventre tenu sur tes épaules, j’écoute les yeux d’un battement de pouls, à l’intérieur de l’âtre le vent qui vient de la mer sale le fumet qui court la garrigue, pincement, émoi, des gitans passent, la chaîne des Pyrénées fait stéréo d’un côté à l’autre de la frontière, oublions chaque moment de guerre…

    Niala-Loisobleu – 14 Juillet 2018

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