Autan Occitan 10 / Billet des corbières 77.

Voici Autan Occitan 10 , fruit de ma collaboration avec le peintre Niala.

Que vous retrouvez aussi ici.

Ce travail est le dernier de la série Autan Occitan.Une fabuleuse aventure que j’ai menée avec Niala dans un plaisir sans cesse renouvelé qui a amené l’écrit et le peint à se deviner quasi-simultanément dans une communauté d ‘émotions inédite. Je remercie aussi et d’Autan tous ceux qui ont suivi cette route occitane avec nous.

(Autan-Occitan est une série de 10 tableaux de Niala à partir desquels Barbara Auzou a écrit 10 poèmes. Il s’agit donc d’une oeuvre commune de deux auteurs indissociables.)

autan 10

Autan Occitan 10. Niala 2018. Acrylique sur toile 46X38.

 

Désolés d’une ancienne ignorance

Tapie sur l’autoroute des deux mers

Entre robes de ciment et parfums lourds de vacances,

Il fallut renouer avec la matière,

Avec les objets célébrer la secrète alliance

Et sous un vieux soleil fatigué de son itinérance,

Rejoindre la maison debout, l’irréfutable,

Le rythme des rafales et les rumeurs de la mer

Pour mûrir le vertige cathare sur des coteaux instables.

 

S’il faut périr par le feu ou par le fer,

Nous poserons la pierre ultime au faîte d’une forteresse imprenable

Et les oiseaux que vous jetterez  dans le feu de nos âmes,

Chanteront encore, chevaleresques, les valeurs occitanes

Attentives aux gestes de la terre et à ses signaux émus.

 

Une odeur de cendres monte de la poussière nue.

À la promesse d’exister les Corbières se font parfois inhospitalières

Et l’encre première hésite à sa source pour parfaire son eau

Qui glisse à nos genoux de cailloux clairs et au cep de notre dos.

Au plus fort du silence et avec son entière approbation,

Nous suivons des roches de schiste la nécessaire procession

Qui, palier par palier, nous ouvre le chemin de la maison dernière.

 

 

Barbara Auzou.

 

13 réflexions sur “Autan Occitan 10 / Billet des corbières 77.

    • BATAILLE

      Dans la poitrine, l’amour d’un drapeau décoloré par les pluies. Dans ma tête, les tambours battent. Mais d’où vient l’ennemi?

      Si ta foi est morte que répondre à leur commandement ?

      Un ami meurt d’enthousiasme derrière ses canons et sa fatigue est plus forte que tout.

      Et, dans les champs bordés de routes, au coin des bois qui ont une autre forme parce qu’il y a des hommes cachés, il se promène, macabre comme la mort, malgré son
      ventre.

      Les ruines balancent leurs cadavres et des têtes sans képis.

      Ce tableau, soldat, quand le finiras-tu? Ai-je rêvé que j’y étais encore? Je faisais, en tout cas, un drôle de métier.

      Quand le soleil, que j’avais pris pour un éclair, darda son rayon sur mon oreille sourde, je me désaltérais, sous les saules vert et blanc, dans un ruisseau d’eau rose. J’avais
      si soif!

      Pierre Reverdy

      Merci le jardinderosemarie, vivre et aimer sont un m’aime défi relevant de lin possible quand la poésie tient tête au quotidien…
      Niala

      Aimé par 2 personnes

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