Debout.

 

pont 2

J’avais un corps

et une vision

tout ce qui prépare à être

que je transportais d’un pont

à l’autre en bandoulière

pour les suspendre à la parenthèse honnête

d’une poitrine propre et lunaire.

 

J’étais debout

dans l’espace précaire

qui avait privé les jardins du simple nécessaire

déroulant sa blessure sonore et vaste

entre l’os et la peau et sur l’effort

qu’accomplit le sang dans le contraste

de la veine.

 

J’avais des mains encore

pour réconcilier l’exactitude et l’instinct

la fin du jour et son lendemain.

 

Et pour m’enrouler quelques heures au front nu

d’un matin de nids et de laine

j’avais la joyeuse insolence du liseron têtu.

 

 

Barbara Auzou.

 

 

11 réflexions sur “Debout.

  1. REGARD

    Assis sur l’horizon
    Les autres vont chanter
    Et nous nous avons regardé

    La voiture en passant souleva la poussière

    Et tout ce qui traînait retomba par derrière
    Mon œil suivait ainsi

    la ligne des ornières
    Il s’étirait sans en souffrir
    Ton regard le faisait rougir
    Et cette voix qui pleure
    Sans soulever un souvenir
    Est devenue meilleure

    Il n’y a plus rien que ton regard
    Et devant toi tous ceux qui t’offensèrent

    Pierre Reverdy

    Le coup tordu de chez du pont peut garder ses je de maux, Nous regardons durant.
    Pas les contrariétés des chaînes d’Etat de galériens…
    N-L

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