Ailleurs.

ailleurs

Je t’ai regardé souffrir

outil bouleversé utile et mal utilisé

venu d’ailleurs. Tu reconstruisais la danse

inlassablement et le cérémonial des marées

reprenait soudain sa nécessaire importance.

L’oiseau qui volait bas volubile

à ton front décidé et blanc

te promettait la déshérence

des nuits froides et inhabitées et

rien que tu n’aies marqué de tes coups d’arrêt

n’avait jamais tari pourtant

le désir d’une radieuse alchimie

et l’insensée recherche du signe suivant.

Tu habites maintenant le lit fleuri

d’un torrent dont la ligne déroutée

coupe de son aile l’onde glaciale

et tu prends soin de son tendre chargement

dans le piège consenti de son courant abyssal

vers une épure enfin débarrassée de la durée.

 

Barbara Auzou.

 

7 réflexions sur “Ailleurs.

  1. Tu es entrée salutaire au vif de la plaie
    T’y confortant au reçu des calomnies
    Comme reconnaissant l’abri sain où le dense tape en métronome sans peau de banane champ de mines à redouter.
    Et me voici aux brindilles mêlées, centre de fragrances, devenu tapis volant.
    Chez Toi Amoureuse au plein sens d’antan.
    Pour que nos mains s’unisent d’un seul mot-peint.
    Le vécu a la sagesse de l’expériennce, il sait transporter le plus fragile. Le plus des trésors qui porte en lui la vie comme on cultive la seule éternité qui existe.
    Quelque qui n’a que le nom d’amour.

    Il y a ce bleu dans tes couleurs ma Barbara. C’est si beau…
    N-L

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