Mains mitoyennes.

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Que le chant soit fidèle comme un métronome au cœur de celui redevenu enfant après avoir été homme et qui contemple ému les bouts de ciels collés encore à ses doigts de laine

Quand gravissant les marches avec peine sur la pelote tremblante de la mémoire, sans autre trace que les mots qu’il laisse, l’horizon le voit impatient d’attraper la mer pour la verser au sang qui déjà le délaisse comme un poisson échoué sur l’herbe grasse

S’il a jeté ses livres en passant et tous ses biens, c’est qu’il a déjà accroché son âme à d’autres lignes et celle qu’il aima au loin et dont il sut se montrer digne lui envoie les signes sérieux à surprendre les instants de bleu qui glissent toujours entre leurs mains mitoyennes

 

Barbara Auzou.

8 réflexions sur “Mains mitoyennes.

  1. Un banc se fait table
    l’orientation se pique d’être rose face au bleu
    Que de cailloux font mémoire
    dans l’herbier où tes doigts plantent
    Se mêlant, iode et sel carènent l’estran, pilotis, de bois flottés
    tes seins balisent
    l’accostage mitoyen
    Reste plus qu’à habiter nos lèvres dans la même langue…
    N-L

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