Pudeur d’un pré.

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Le pas du cheval

a mangé l’ennui des routes

et son silence horizontal

Le temps désormais boit le vin herbé

du doute et de l’extrême nudité des choses

sous des étoiles suspendues comme des candélabres

au-dessus de la pudeur d’un pré

qui continue à parler d’amour

et de roses

 

Barbara Auzou

6 réflexions sur “Pudeur d’un pré.

  1. Marqué au faire, le vert galant tend l’oreille, le bruit n’est plus dérangeant il s’est fait ô qui coule, murmure porté d’un plaisir du soir tombé avec cette assurance qui éclaire différemment. Le nu est intense, un souffle d’haleine habilleuse s’étend. Le vin d’herbe a des effets porteurs, la couleur des étoiles fait penser au glissement des cailles quand le poisson marche entre les jambes du chemin de halage…
    N-L

    Aimé par 1 personne

    • Mars à l’étable de Guy Goffette:

      Assez du sombre et du triste, de la litière
      qui pue le rance de l’oubli, assez
      du vent qui siffle par-dessous la porte
      comme un serpent
      Nous voulons vivre dans le vert et mettre
      le ciel à nos cornes comme un ruban
      de fêtes.Le lait du cachot est amer
      et nous remonte à la gorge.
      Comme un fleuve trop longtemps tenu
      en laisse, nous pousserons devant nous
      les collines têtues, et l’ivresse aux tempes
      ayant bu, crié à tous vents
      nous regarderons les hommes droit dans les yeux.

      Merci à TOI.

      Aimé par 1 personne

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