ώμος. (l’épaule)

epaules

Le jour s’est égaré

et ne sait plus rien

de la destination et du chemin.

Dans un ciel de clair déni

des étoiles chantent à tue-tête

et sous la lampe l’épaule offerte

dans un geste pourtant appris

réinvente l’arpent du géomètre.

La courbe comblée de bien-être

sur l’assiette creuse d’un bras de nuit

remets à plus tard la montée des heures

dans la chambre d’échos.

Au sommet d’airain

seul des mains l’arceau

contemple muet

en travers des yeux

la beauté

 

et puis pleure

jusqu’au matin.

 

Barbara Auzou.

 

5 réflexions sur “ώμος. (l’épaule)

  1. Les photos de réverbères en noir-et-blanc font l’absence de pont entre deux rives
    la lumière éclaire d’un silence halogène qui grandit d’une épaule à l’autre
    sans qu’un mot de trop fasse nuage sur la montée du courant.
    Là où le sol tremble un bonjour s’apprête à sortir du banal
    Toucher l’épaule branche et bourgeonne
    comme une poignée de main molle ne connaît rien du contact sensible…
    N-L

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