Dans l’Atelier (II)

oiseau-feu-une

Je te frôle

Je te parle de voir plus loin que la saison hostile

et que le vol tranchant du jour qui ennuage le ciel pâle de ta nuque docile

pour changer à la gorge du mot le râle en un rire de cascades aux pieds nus

Considère

que la seule saison claire attardée au pli de ton bras définitif n’est plus l’asile ordinaire de tes espoirs déçus

désormais chassés de la maison et de la bretelle de ton épaule

 

Barbara Auzou.

 

7 réflexions sur “Dans l’Atelier (II)

  1. La boîte à peindre de campagne s’ouvre avide de se remplir de sel qui est au bord
    rien n’entrera sur la toile vierge du motif étalé sous les yeux
    l’épaule plus sciée par la bricole qui bandoule s’en remet à la douceur du vent qui porte

    Le recul du peintre mesure ô combien l’inspiration coule
    derrière, loin, les espoirs déçus s’effacent
    un bleu soleil qui se fait vers
    rase à peau nue les passages destructeurs, le pli du bras assure la main au combat…
    N-L

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