Dans l’Atelier (IV)

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Toutefois se trouvant

nos bouches avec leurs cris savent que les mots hâtivement lancés ne pousseront pas la porte des jardins insensés

Et que le murmure perpétuel de la lumière cachée se fend sur la course et à l’excès

Regarde cependant

dans mon œil dort le passage du vent et son manteau sur le cœur endurant

sans cesse guette le signe suivant dans le tumulte de ton sang muet

 

Barbara Auzou.

5 réflexions sur “Dans l’Atelier (IV)

  1. Affluent d’un seul fleuve ma bouche à ta bouche nourrit d’espoir le désert humain
    le souffle des zèles de l’oiseau a de la palme un air de commune présence
    Sur les vestiges antiques la mer passe et repasse
    je bois à ton amphore les huiles aux parfums d’olives mêlées
    dans un chant de lyre qui aède à tenir
    et veille au plus ô de la tour…
    N-L

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    • tu es pressé d’écrire
      comme si tu étais en retard sur la vie
      s’il en est ainsi fais cortège à tes sources
      hâte-toi
      hâte-toi de transmettre
      ta part de merveilleux de rébellion de bienfaisance
      effectivement tu es en retard sur la vie
      la vie inexprimable
      la seule en fin de compte à laquelle tu acceptes de t’unir
      celle qui t’es refusée chaque jour par les êtres et par les choses
      dont tu obtiens péniblement de-ci de-là quelques fragments décharnés
      au bout de combats sans merci
      hors d’elle tout n’est qu’agonie soumise fin grossière
      si tu rencontres la mort durant ton labeur
      reçois-là comme la nuque en sueur trouve bon le mouchoir aride
      en t’inclinant
      si tu veux rire
      offre ta soumission
      jamais tes armes
      tu as été créé pour des moments peu communs
      modifie-toi disparais sans regret
      au gré de la rigueur suave
      quartier suivant quartier la liquidation du monde se poursuit
      sans interruption
      sans égarement

      essaime la poussière
      nul ne décèlera votre union.

      Commune Présence, René Char

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      • D’UN MEME LIEN

        Atome égaré, arbrisseau,

        Tu grandis, j’ai droit de parcours.

        A l’enseigne du pré qui boit,

        Peu instruits nous goûtions, enfants

        De pures clartés matinales.

        L’amour qui prophétisa

        Convie le feu à tout reprendre.

        O fruit envolé de l’érable
        Ton futur est un autrefois.
        Tes ailes sont flammes défuntes,
        Leur morfil amère rosée.
        Vient la pluie de résurrection !
        Nous vivons, nous, de ce loisir.
        Lune et soleil, frein ou fouet,
        Dans un ordre halluciné.

        René Char

        Debout en bout l’hâte crépite entre ses jambages, ardent buisson , nectar où la ruche abeille aux pieds du sphinx gardien…

        A bouche que veux-tu ma Barbara.

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