26 réflexions sur “Le chemin de L’Epoque 2018…

  1. AU DELA DE LA JUNGLE DES MOTS

    Tout peut se perdre dans la forêt
    Où s’exténue le silence
    Les mots sont alors
    Une jungle où
    Le sens
    Se meurt – expatrié de la poésie

    Soupirant aux accents glacés du hasard
    On voudrait trouver les nombres du lieu
    Dans une branche en rameaux
    D’images initiales
    Et sonner l’amorce d’une écriture
    Désenchaînée

    Un arbre tenu à l’hiver
    Draine l’ombre chaude du verbe…
    Rentré dans ses filets
    Il attendait que creuse
    La nuit en eux…

    Il est là : le rameau pris
    Par la lumière blafarde…

    On entre dans la ville
    Pour y lancer la veille…

    C’est un chant sans le nombre de la musique
    Un chant qui retentit comme
    Un coup de semonce
    Dans les bras
    Du silence
    Où s’abandonne
    La solitude

    La jungle s’ouvre en un chemin
    Qui vibre à l’infini
    Avec la plus serrée des ardeurs

    On n’aura pas jeté les dés
    Mais toutes les voix
    Ici s’entremêlent
    Et vous tirez
    Fortune
    D’y entendre la vôtre

    Alors les méandres du verbe
    Qui ne tombe jamais
    Dans un autre vide
    Que constructeur
    Ont des doigts
    Très fins
    Au croisement des sourires d’amants

    Juste là s’harnache le cheval fou
    De l’écriture errante…
    On dansera sur
    Le pont des
    Soupirs

    Et la branche en rameau ne rappelle
    Que le lointain où l’on
    S’était aventuré…

    On ne prie plus
    Mais tant de cris modulés
    Voudraient passer
    La frontière
    Des mots
    Que l’on se rehausse à la parole du proche
    Quand elle vient dire le monde
    Et son théâtre étroit

    Voilà que l’exil dérobe le poème
    Dans la nuit de toutes
    Les nouveautés –
    De tous les
    Accueils

    Illimitée mais pleine peut être la joie
    Du lointain devenu proche
    A travers tout chemin
    Éclairé
    Qui passe la jungle des mots
    Et ouvre – ré-ouvre
    La ville

    Alain Minod

    Sans que le silence nous sépare merci ma Barbara…

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    • Ils auraient tant aimé

      Que tout fût dit écrit

      sur l’horizon tracé

      les charognards que le jour inquiète

      figés dans la rectitude du temps

      qui rient du vent

      interrompant le vol

      de l’alouette

      Mais l’aile aveugle

      bat

      même engourdie

      et persévère

      esquisses circulaires

      au péril de la friabilité

      du mot

      et de l’éraflure d’encre

      et malgré la penne

      abîmée

      elle féconde comme en absence

      le nid

      la peau la chair

      la plume la fièvre le sang

      d’un mur à l’autre

      devant des remparts transparents

      n’importe où tapant

      se cognant comme on s’élève

      à l’inaliénable liberté

      du vivant

      Pas de merci de part et d’autre pour ce qui a été plaisir renouvelé…

      Aimé par 2 personnes

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