Dans l’Atelier (XVII)

becquee serins cini

Ta voix tutélaire tourne sur le centre de mon esprit réveillé  et patiemment le nourrit

Regarde

L’abîme s’est blottie sur les heures calmes et profitables et les étoiles sont restées meurtries

au chevet de notre étable sans toit à cause de nos yeux un instant détournés vers des jours indifférents

Mon enfant

Rien en nous ne s’est trompé et je t’emmène en secret loin des aubes périssables où les arbres se couvrent de sang

Nos printemps sont à réinventer sur le grand champ où je te prépare à me survivre

ailleurs qu’au bord tremblant et insatisfait du vivre

Que ton vol épouse les contrées rares où nous fumes les gardiens des fleurs

les frères et sœurs turbulents

tremblants et sincères de la pierre

 

Barbara Auzou.

6 réflexions sur “Dans l’Atelier (XVII)

  1. La réinvention relève
    du sel une pincée
    Les vieilles planches courbent l’échine du bois vert à l’amble du mouvement perpétuel
    ce que la plaine monte en écho cherche le coquelicot pour engager son pas
    quelque cheval au crin parallèle
    ira au bain embrasser l’hippocampe à bord du poisson-volant
    les carillons pourront sonner on gardera les yeux fermés aux aiguilles mon enfant
    la fleur blanche ne fane que sous la morsure des mono-spaces…
    N-L

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      • BRIBES (XVII)
         
        De la guérite de sa gorge les cordes vocalisent comme un instrument à vent de garde tutélaire
        Il surveillait la dune de son torse, les hanches attelées aux aisselles, à peine un mouvement de ses lèvres, que le soutien-gorge ne palissait plus la retenue des coulées de sable qu’en imagination
        NOUS nous n’aimons pas la neige elle ne nous glisse rien qui transporte, en revanche ouvrez le sentier de la pointe espagnole et vous verrez les chiots partir en fusée
        Quand je serais grande, disait-elle, je n’abîmerai pas le silence des pierres alignées à leurs racines, encore debout de la veille ou couchées d’antan sans s’être lâchées la main
        un gisant levant la tête reconnût les notes d’une marche nuptiale où un fifre appuyait sur la nacre pendant que les guitares claquaient du talon
        gitane poussière d’un élan qui résiste aux tourments les dents prêtes à mordre
        chiens-loups clignant du rai 
        Aux meules des foins porteurs de serpolets, comme aux gerbes des moissonneuses le bleuet dresse les pis pour que  le vin coule en étreintes qui vantent le travail, seule vraie noblesse de l’homme….
         
        Niala-Loisobleu – 2 Décembre 2018

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