Dans l’Atelier (XVIII)

couple-de-cigogne-au-ciel-bleu

Nous avions la conscience d’un tout à qui l’envol manquait

et des paupières collées

d’infini

Et nous lancions nos poings loin devant vers un horizon décevant de mots rapides à humeurs variables

tournant sur la grande machine instable à broyer les rêves d’enfants

Surpris

jusqu’aux larmes nous avons pourtant gagné l’espace bleu où nous marchons désormais en tremblant

déversant nos pensées long-courrier dans nos blancs silences à faire taire les grands chiens du lieu commun

Vois comme on a pris goût aux confins de l’éternel et comme le cuivre de nos chansons bat des mains

ajoutant un peu plus de ciel au ciel

 

Barbara Auzou.

11 réflexions sur “Dans l’Atelier (XVIII)

  1. En pure simplicité, je ne vois rien qui doute de NOUS. La force du derme, la multiplicité des bonnes globules, l’absence de cellules malignes et la profondeur de l’esprit qui composent nos propos ne font que fonder sur du roc. Nul besoin de fondations spéciales pour pallier à un sol instable. Au point que l’inconséquence de certains propos en dehors du sujets ou simplement l’étalage de likes sont de nature à rompre le partage pour laisser nos conversations intactes.
    Je n’ai qu’envie de sortir pour demeurer à la bonne place…
    N-L

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    • Ils n’étaient que quelques-uns,

      promontoires au caillou de la route,

      invisibles parmi leurs semblables,

      la parole retournée comme un gant sur la main,

      à mesurer la vanité d’édifier

      sur les fleurs sacrificielles

      nées d’un sol de sable noir.

      Ils n’étaient que quelques-uns

      à dénouer la sangle autour du cuir

      de l’usure des jours

      et à forcer la serrure de semailles insensées

      sur la peau fine du silence dispersé

      dans les charniers des liens dérisoires.

      De sommeils en réveils, de réveils en images désolées,

      il étaient des milliers les intermittents du vivre

      que les miroirs d’acier prenaient en otages, livides

      vacillants et à découvert, secoués de rires amers

      la bouche mordue de déchirures successives.

      Ils n’étaient que deux à cueillir la violette au-dessus du vide.

      Barbara Auzou.

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  2. Le temps a donné l’heur exact au bout d’une histoire si longue qu’à part les inconscients nul doute n’est à avoir sur ce que sont les hommes en vérité. Un assemblage de vent attaché à la girouette
    du moment. C’est terrifiant mais tellement vrai. Reste que le beau n’en devient qu’encore plus beau…

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