Dans l’Atelier (XXIV)

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On avait pris la lumière

à se manger l’œil dès le matin

au tapis d’un sol vacant.

Au loin l’arbre s’amusait avec ses frères

à se regarder devenir grand,

et nous au fond de l’eau du voyage,

on regardait en riant

le nombril indécent des fontaines

comme on comprend le sens de la nage

et sans jamais s’absenter du jour confiant.

Les étoiles , souveraines, se faisaient sœurs

des ventres. Sur les margelles mitoyennes

s’ébrouait le bonheur au moulin du sang.

 

Barbara Auzou.

6 réflexions sur “Dans l’Atelier (XXIV)

  1. Quand l’eau sonne en rebondissant d’un saut sur la margelle
    je vois tout se dérouler d’un m’aime pas
    Pierre fixe et racinée du bon mobile
    qui ne vient pas à la pêche à masser
    pour mousser de battements de pieds
    au clapot tonifiant de notre courant
    qui s’ébroue sur l’héberge assoiffée de l’Atelier
    en fontaine tapie prête à Manekenpisser sur le chant
    au retour des chevaux…
    N-L

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