Carte Postale (V)

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Je vous écrirai encore

C’est l’heure de la couleur élémentaire qui laisse la nuit courroucée

Et la valeureuse prison de mon corps est venue à bout des verrous de l’aurore

J’ai laissé mon rêve de cheval ailé à son grand pré vert    Mes peurs dorment étales sous le petit pont qui enjambait nos fleurs familières

La mémoire du mot -scélérate- se range à l’organisation mécanique du monde

Regarderai-je aujourd’hui dans les yeux l’abandon à la vie immédiate?

Je tiens mon or plaintif au premier rang des dangers de la combustion

Et les moineaux nerveux de mes poumons se posent à votre front en d’incessantes graphies de feu

Je poursuis pourtant mon chemin

Et

Je vous écrirai demain

 

Barbara Auzou.

 

15 réflexions sur “Carte Postale (V)

  1. Disons-le tout net les prisons sont par tout ce qu’on laisse attaché à la niche. Nos barreaux sont élastiques du genre trapèze, j’aimerais que mes triples sauts soient loin du périlleux de l’ordinaire.
    Une alignée de sièges n’allant pas avec ma selle je reste au buisson qui s’étale sous vos fenêtres

    Aimé par 1 personne

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