Carte Postale (XI)

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Dans le décor mal planté d’un songe de papier froissé

J’entretiens mon courage définitif comme on descend au secret du matin

Vos mots vif-argent qui sentent le jour et le pain perdurent dans l’œil du grand cerf qui s’est remis en chemin au terme de sa mission et de son supplice

Les braves chevaux du sang bientôt reprendront leur course à la manche retroussée de leur destin et mon cœur immédiat lutte avec le vent comme une couronne déchirée dans la cage de son sommeil

Imitant les enfants qui se demandent dans combien de veilles    j’apprends l’algèbre sur la toise effrontée de nos futurs soleils

Vous ai-je raconté que sur le versant ouest du jardin l’aile de la nuit en secret nidifie son lendemain dolent?

J’attends le printemps

Je vous écrirai demain plus longuement

 

Barbara Auzou.

3 réflexions sur “Carte Postale (XI)

  1. Pas un Noël de guirlandes pâles, un brame de cervidé rouge au virage d’une descente infernale qui amorce de petits yeux le bois mort au printemps.

    Il était une foi

    Clochettent en rayons le abeilles

    Que les traîne ô rentrent en remise

    J’ai gardé la barbe vraie, celle qui gratte les points noirs pour faire peau fraîche, ce jour
    est pas celui du mou tard, ni du mou ton.

    C’est jour bleu où vous volez de votre propre zèle m’a Dame…
    N-L

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