Carte Postale (XII)

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Comme on reste dans cet entre-deux pour qu’après il fasse plus clair

Je me balance dans la marelle de l’aube entre ciel et terre  Le cœur au galet plat du nombre qui emprunte le couloir des jours abstraits

Depuis longtemps déjà les sauces sur les tables se sont figées

Seul le vieux pommier privé d’agapes est intarissable    Il a chassé les ombres de la pudeur du pré et affranchi le souffle de ses errances

Le jour penche

Songeuse j’ai ramassé le galet et refermé les persiennes

Je garde la beauté à l’écrin de nos soins dans le seul musée qui lui convienne

Il me semble que s’endort l’oiseau-gardien aux creux de mes reins

Je vous écrirai demain

 

Barbara Auzou.

18 réflexions sur “Carte Postale (XII)

  1. Le paumier est l’instrmuent le plus sûr pour se guider dans le noir
    Vos fûtes bien inspirée d’en avoir un dans votre aumônière ô très chère mendiante
    Mais le galet semé en bord de mer est une bonne étoile de berger
    Prenez soin de vous je monte en diligence à mots

    Aimé par 1 personne

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