Carte Postale (XIII)

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Je vous écris comme en secret on s’apprête

Le traîneau long des fêtes sur ses sillons d’emphase me laisse toujours circonspecte

L’hiver fort heureusement à l’élégance souvent de rester sans phrase et de ne pas s’imposer à ma voix inquiète

Seule enfin je chante sans bruit au tablier retourné de mon ventre

Vous le savez le grand ennui n’a jamais eu de prise ici et ma vue a pris d’assaut le décoloré d’un paysage qui n’avait rien demandé pour en faire une fenêtre nue

Il me semble que les preuves de vie se multiplient ce matin et ma chaise forgée par le fer de vos soins est passée au bleu

Quelque chose dans l’air tremble devant mes yeux

Et nous ressemble

Je vous maintiens en résidence ouverte sous mes paupières

 

Barbara Auzou.

 

3 réflexions sur “Carte Postale (XIII)

  1. L’elegance un mot qui a peine à rester seulement vestimentaire , plus obsolète que vocabulaire
    Au point que bien que sachant votre résistance je m’epresse De vous offrir les premiers chauds rayons. Leur sel est long en bouche
    Gardez-moi aux pores, nous hisserons les voiles aux premiers dossiers du jour
    Nagerons au travers des vents contraires
    Plus loin que la découpure d’un littoral aboyeur n’ayant que sannies à proposer
    L’eclat de vos mots couvre tous mes petits- carreaux….
    N-L

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