Dans l’Atelier (XXVIII)

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Une bonne année vous m’en direz tant

Depuis combien de printemps

Dort la fleur ambitieuse

Qu’on rapproche du visage fatigué

Sans la voir se faner sur les étagères du passé?

Ô la violente preuve

Et comme elle est silencieuse

Celle des mains étales

Sur le fusil des jours

Et comme est ronde

La bouche mère des mots

Dont on fait une arme pernicieuse.

L’air est tremblant

Criblé d’un cri de lumière nue

Et la pierre est dressée

Sous des balles amoureuses.

 

Allons-nous-en

Debout

Et par la porte principale.

 

Barbara Auzou.

 

13 réflexions sur “Dans l’Atelier (XXVIII)

  1. Les bonnes années roulent sur le tricycle au milieu de ma rue de Verneuil
    l’orage qui collait les hommes aux poteaux
    la pluie de mort que le ciel déversait
    étaient les meilleures
    celles qui sans contexte donnent à à comprendre
    On y tirait pas l’artifice
    on en sortait l’honneur où la trahison
    A partir d’années de cet acabit on ne se trompe plus en voeux émis

    Lève-toi soleil, passe au travers du gris
    marche sur tes jambes pas sur l’eau
    quand au pain apprend à le pétrir
    ne sois pas l’aveugle qui attend le Messie

    Le caniveau où je vis charrie l’eau claire
    pas le vomi de la dernière nuit
    il fait froid je mets du jaune à mon gilet
    Je te vois devant la fenêtre, nue, seins ballants, toute fleurie
    Baume année

    L’oiseau qui peint le ciel, par ta main y suspend l’immortel bouquet de vie…
    N-L

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