Femme de l’ombre.

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Je suis restée

Sur le seuil détrempé

Et j’ai fermé les yeux

Sur des tonneaux de sel

Bateaux à mes pieds

Écumés rendus à leur ancrage

Après la manœuvre de tant d’années

Sur des périphéries amères

J’ai remonté mon corps

Tout du long Des jours de pluie entiers

Bus à même le ciel à grandes gorgées d’air

Et ce fut enfin le lit de la rivière

Au regard plein d’un humide éclat

Puis les papillons verts échappés du berceau sage

De mes bras Panier courbe de la terre

Où je range désormais l’osier neuf de mes bagages

 

Barbara Auzou.

2 réflexions sur “Femme de l’ombre.

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