Aux calendes.

fleurs-sauvages

Que la proximité solaire

Demeure notre dimension

Entre la fleur et l’idée de la fleur

Ton exigence claire

Mon intuition violente

Et ce bleu partout

Qui nous met à l’abri du temps

N’ont pas leur place dans la symétrie sévère

Des balcons qui s’endorment au soir

Sous les toits serrés d’une absence béante

Que l’on touche sans le savoir

 

L’herbe sauvage mène à la bouche

Bien plus assurément que le géranium

 

Barbara Auzou.

3 réflexions sur “Aux calendes.

  1. Des premiers balcons que j’ai mis aux trottoirs de mes caniveaux
    nous voilà suspendus à la coursive de l’élastique
    A donner le vertige tu es là claire et limpide au fond de la coupure du mont
    tandis que funambule au sommet j’équilibre l’avance du bambou
    Rien de ce que nous sommes est au cadran de l’horloge parlante
    muets dans le millième de secondes qu’il faut à nos langues pour s’accorder sur la saison
    Ni le pas de géant kilométrique
    la ruelle du lit
    les marches de l’étage
    la hauteur sous plafond
    n’y peuvent
    « L’herbe sauvage mène à la bouche
    Bien plus assurément que le géranium »
    rien n’y personne ne sépare nos odeurs animales…
    N-L

    Aimé par 1 personne

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