On a marché

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On a guetté les traces

marché marché la tête à la renverse

dans nos égarements d’oiseaux blessés

loin des sinistres archives d’un soleil

qui avait marqué le lieu  brûlé nos yeux

et volé le métal plissé qui nous tenait lieu de mémoire

On a cherché comme on se redresse la seule adresse

conçue pour le dénuement et la gloire de nos cœurs

pour la diction lente de nos voix déçues de ce soi envolé ailleurs

et sous l’absolu de nos pas contre la déraison ont poussé blanches

si merveilleusement branchues des maisons à pourvoir

où nous ne nous laissons plus désormais rêver à notre place

 

Barbara Auzou

 

11 réflexions sur “On a marché

  1. Le côté à voir de ton poème reste ésotérique
    et la distance entre les lignes demeure dans le silence du véritable perceptible
    les mots que la pierre grave se lisent au son
    des outils règle le mouvement de la serrure
    pour moduler la lumière
    comme le suiveur doit se déplacer en scène…
    N-L

    Aimé par 2 personnes

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