Estivales

7f91b42d92735549f6d7b495528d0d98

L’été éclate dans l’épi

Les femmes aux terrasses alanguies exhibent le cuivre de leurs bracelets

et le citron vert de leurs yeux marron comme un prétexte

La crête rouge d’un corail attend au fond de la nasse que l’horizon se déclare

profitant du contexte

Dans le mauve tablier du désir piqué par les taons

le soleil mûri s’attarde un instant

en appelant à la fontaine véhémente dans le vert vivant

de sa pensée qui s’effeuille

Passe au loin le cheval blanc d’un homme très bleu et très amusé

qui garde le jaune de la torpeur à la carrière de son œil

 

Barbara Auzou

5 réflexions sur “Estivales

  1. A la place des cigales
    les femmes laissent chanter les parties nues de leur corps
    pendant que sous les grands platanes la fontaine fable
    Un cheval barbé de blanc, casaque brune et toque résineuse sourit de ses dents bleues
    sous le regard attendri d’un enfant-poney
    Si l’eau était contée le lit de la rivière tanguerait
    A quoi bon taire cette indescriptible sensation de manque qui stase
    aux nuages laissons tourner les manèges…
    N-L

    Aimé par 1 personne

Répondre

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s